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Autoportraits  -  Aline Fischer

Travail sériel composé de quatre objets composites reliés par des dessins en fil de fer (ci-dessus).

Quatre panneaux de bois d'environ 40/40 cm sont enduits de plâtre et tachés de terre glaise. Les portraits photographiés puis photocopiés sont coupés en deux selon un axe vertical et collés de façon à réserver un espace entre ces deux moitiés. Cet espace est occupé par un dessin caricatural en anamorphose, cherchant à relier les deux moitiés. Le réalisme de la photographie est ainsi relayé par un dessin expressionniste du visage, grimaçant du fait de vouloir relier les deux parties photographiques. Cette alternance du réalisme et de la caricature pose la question de l'apparence et de la vérité. Les personnages en fil de fer tachés sont en mouvement et s'échappent des cadres. Leur ballet renforce la notion de séquences, montrant que les quatre supports ne sont que des instants photographiques qui pourraient s'accumuler à l'infini dans le temps. Plastiquement ces figurines proposent une échelle différente. Leurs échappées hors champ apportent une autre dimension imaginaire et unifient l'ensemble de l'installation.

Toujours avec ce  thème de l'autoportrait, l'élève a proposé d'autres travaux (ci-contre) qui liaient ce questionnement face au miroir à sa relation à l'univers, à l'environnement socio-politique, utilisant l'empreinte ou le collage. Le cadre, indissociable du reste, a toujours été utilisé comme une composante de l'objet  et non comme une finition esthétique.

L'autoportrait a été dans l'histoire des arts un genre très particulier. Généralement étrangers à toute considération narcissique, leurs auteurs tels Rembrandt ou Van Gogh, ont trouvé dans le miroir un modèle patient, peu coûteux et disponible, pour sonder l'individu dans ce qu'il a de plus secret, de plus profond, cherchant à révéler non pas une image flatteuse d'eux-mêmes mais une parcelle d'universalité.